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Réforme des Retraites

Réforme des retraites : « 90% de la population n’aura jamais assez de points »

Pascal Pavageau, patron du syndicat Force ouvrière, tire à boulets rouges contre le projet de réforme des retraites.

Il a profité de l’été pour ciseler ses phrases choc. Pascal Pavageau, le numéro un de Force ouvrière, se livre à une rentrée tonitruante, ce mardi matin sur France-Inter. Sa cible : la future réforme des retraites. Il a lancé :

« La retraite par points, c’est la retraite en moins ! C’est le travail sans fin ! On n’aura jamais assez de points pour pouvoir partir. Pour 90% de la population, c’est ce qu’il va se passer. »

Le gouvernement veut refonder notre système actuel, morcelé en une quarantaine de régimes de retraites. Il vise un nouveau système « universel », valable pour tous, le public comme le privé, et calculé en points accumulés tout au long d’une carrière. Voilà pour le principe. Mais dans le détail ? Le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites, Jean-Paul Delevoye, a débuté au printemps une concertation avec les partenaires sociaux, évoquant avec eux différentes pistes… tout en évitant soigneusement de dévoiler ses intentions précises.

Le temps presse, estime Pascal Pavageau, qui rencontrera le Premier ministre Edouard Philippe le 30 août.

« Maintenant on arrête. On arrête de discuter sur les grands principes généraux », a réclamé Pascal Pavageau sur France-Inter. « Puisqu’on nous parle d’un projet de loi au mois de décembre, on rentre dans le concret. C’est quoi, cette retraite par points que vous voulez imposer ? Concrètement, c’est quoi, le principe de réversion, demain, avec une retraite par points ? »

« Il est temps d’avoir du concret. Il est temps qu’on nous montre et qu’on nous démontre ce que sera cette fameuse retraite par points. »

Le gouvernement a prévenu que la réforme ne concernerait ni les retraités actuels, ni les salariés à moins de cinq ans du départ en retraite. Et tous les autres ? « Ce que nous craignons, c’est que 80 à 95% de la population soit les grandes victimes de ce [nouveau] système », a poursuivi Pascal Pavageau. « Si on fait une simulation avec monsieur ou madame Untel, qui pourrait prendre aujourd’hui sa retraite avec 1.200 euros, si la retraite par points avait existé, cette même personne partirait avec combien ? »

L’âge de départ, un « leurre »

« Cette histoire est un leurre. Dans une logique de retraite par points, vous n’avez plus d’âge légal de départ à la retraite. Vous êtes le seul responsable de votre propre sort. Et chacun vérifiera qu’il n’a pas le nombre de points suffisant pour pouvoir partir, que ce soit à 62 ans, que ce soit à 64 ans, que ce soit à 70 ans, que ce soit à 75 ans. C’est la retraite des morts ! »

 

 

Les infirmières et infirmiers sous le feu des décrets.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Deux décrets publiés au Journal officiel en plein mois de juillet signent de nouvelles attaques contre les personnels de santé et l’hôpital public. Le premier officialise l’inscription automatique des infirmières et infirmiers à l’Ordre national infirmier, obligeant de fait les infirmiers salariés à payer pour travailler. Le second entérine la naissance du métier d’ infirmier en pratique avancée. Une béquille à la pénurie médicale organisée, dénonce FO-Santé.

 

Ils ont l’un et l’autre été publiés au Journal officiel au creux de l’été mais leur contenu va venir grossir le cahier des revendications des personnels hospitaliers à la rentrée : deux décrets viennent porter de nouveaux coups contre le service public hospitaliers et leurs personnels. Le premier décret, paru le 10 juillet 2018, rend obligatoire l’inscription des infirmières et infirmiers à l’Ordre infirmier.

Tandis que FO et la grande majorité des organisations syndicales combattent depuis 2006 la mise en place de cet Ordre, le gouvernement a décidé de passer outre. La goutte d’eau qui fait déborder le vase ?

Toute une profession prise en otage

Alors que les budgets des établissements hospitaliers sont étranglés, que les suppressions de services et de lits s’accélèrent, que les suppressions d’emploi sont devenues une variable d’ajustement budgétaire, et que les salaires sont bloqués depuis huit ans, le gouvernement décide de prendre en otage toute une profession, fustige Denis Basset, secrétaire général de la branche santé de la fédération des services publics et de santé FO (SPS-FO).

Pas moins de 520 000 infirmières et infirmiers exerçant en France sont concernés, dont 250 000 dans les établissements publics de santé.

FO appelle les infirmières et infirmiers à boycotter l’Ordre

Ces professionnels, y compris les salariés, vont recevoir des appels à cotisations. Nous appelons les personnels infirmiers à entrer en résistance en boycottant l’Ordre infirmier. Si toute la profession se mobilise, nous aurons gagné, indique Denis Basset (FO).

L’Ordre infirmier a été créé en 2006 mais l’opposition d’une écrasante majorité de la profession avait jusqu’ici découragé les gouvernements successifs à rendre les inscriptions obligatoires.

Le diplôme d’État : une garantie

Force Ouvrière s’oppose depuis l’origine à la mise en place de l’Ordre infirmier. Parce qu’il oblige les infirmières et infirmiers à payer pour travailler, mais surtout parce que la profession est déjà réglementée, avec des instances disciplinaires et des garanties d’encadrement de la profession, au premier rang desquelles le diplôme d’État, obligatoire pour exercer en tant qu’infirmier.

Un deuxième décret, publié au Journal officiel, entérine la création d’un nouveau métier, celui d’ « infirmier en pratique avancée », prévu par la loi Santé de 2016. A la frontière entre le médecin et l’infirmier, ces soignants aux compétences élargies seront formés à partir de septembre. L’infirmier en pratique avancée (IPA), de niveau master, sera formé dans un domaine de spécialité médicale et pourra participer à la prise en charge globale des patients, dont le suivi lui sera confié par un médecin, comme le précise le décret.

Une béquille à la pénurie médicale organisée

La création de cette nouvelle profession s’annonce comme une béquille à la pénurie médicale organisée, dénonce FO. Ces infirmiers spécialisés seront moins rémunérés que les médecins et ils seront amenés à pratiquer des actes médicaux en en assumant l’entière responsabilité, dans une architecture qui n’est pas faite pour cela, analyse Denis Basset, Le but, c’est de faire des économies à l’hôpital.

Pour FO, ce dispositif doit être suspendu. De réelles discussions doivent s’engager pour revoir, au fond, l’organisation des formations, indique Denis Basset (FO).

Ces décrets donnent en tout cas, comme s’il en était besoin, aux personnels hospitaliers de nouvelles raisons de se mobiliser.

Rentrée

IPA

La Retraite n’est pas une Prestation d’assistance.

Billet d’Humour !

Chronique d’une Mort annoncée.

Délégation FO .

20h15. La délégation force ouvrière sort de l’entretien avec MR DAUBERTON conseiller au ministère de la santé et MME PIQUET de l’ARS.
Pendant plus d’une heure nous avons pu exposer les problématiques que les agents du CPN rencontrent dans l’exercice de leur mission.
Certe, il a pris le temps d’écouter nos revendications sans apporter de réponse enthousiaste.
Nous avons pu fournir à l’appui de nos revendications des documents pouvant appuyer nos demandes.
Nous ne manquerons pas de vous informer de la suite que MME LA MINISTRE DE LA SANTÉ MME BUZIN apportera à nos demandes.

 

CHSCT extraordinaire du 6 Juillet.

CHSCT extraordinaire pour défendre les conditions de travail très difficiles de nos collègues du parc auto du Cpn .
FO NE LÂCHE RIEN !