Juin 01

INDEMNITÉ FORFAITAIRE DE TRAVAIL INTENSIF DE NUIT.

 

INDEMNITÉ FORFAITAIRE DE TRAVAIL INTENSIF DE NUIT : UNE MESURE QUI VA DIVISER LES HOSPITALIERS !

 

 

 

 

Alors qu’elle annonçait le 5 décembre dernier la mise en œuvre d’une stratégie nationale d’amélioration de la qualité de vie au travail (QVT) et vouloir « soigner les soignants en souffrance », l’une des dernières mesures prises par la Ministre de la Santé, de manière unilatérale, consiste à publier un décret et une circulaire qui modifient l’attribution de l’indemnité forfaitaire pour travaux intensifs de nuit.

Nous avons été invités à deux réunions de travail pour entreprendre une adaptation du système indemnitaire découlant de l’axe 4 du plan QVT : « pour une meilleure reconnaissance des sujétions particulières liées aux rythmes de travail nécessaires à la continuité des soins ».

Nous avons, faute d’arbitrage du Ministère du Budget et de la Fonction Publique, claqué la porte de la DGOS.

En effet, à quoi servent les réunions, si les périmètres et les bornages indispensables à la prise de décisions ne sont pas connus ou pas arrêtés !! Les seules informations fiables étaient qu’il n’y avait pas beaucoup d’argent disponible pour revoir les primes, que seules certaines primes seraient réajustées, et que dans le cadre de QVT il fallait  « Récompenser » les agents qui travaillaient en horaires postés.

Les textes prévoient que les agents affectés dans des services d’urgences, de réanimation, de soins intensifs ou de surveillance continue bénéficieront d’un relèvement de 40% de la majoration pour travail intensif de nuit dont le montant de l’indemnité horaire sera porté à 1.26€ au lieu de 0,90.

Pour les autres agents, le taux restera fixé à 0,90 euro.

FORCE OUVRIERE ne peut que condamner cette décision unilatérale du Ministère.

Elle ne répond absolument pas à nos revendications et aux attentes des agents que nous portons depuis de longues années sur le régime indemnitaire. En effet, certaines de ces primes et indemnités n’ont pas été réévaluées depuis de très nombreuses années (dimanche et jours fériés, chaussures, travaux insalubres, etc.).

FORCE OUVRIERE ne peut accepter comme seule adaptation du régime indemnitaire l’augmentation de la prime de nuit. De plus, celle-ci divise les agents hospitaliers et créé une nouvelle catégorie « plus méritante » alors que le simple fait de travailler en horaires postés mérite l’égalité de traitement.

Une fois de plus le ministère de la Santé méprise, par ces mesures, les agents hospitaliers. Une raison supplémentaire de poursuivre la résistance et l’organisation du rapport de force contre toutes les mesures néfastes décidées à l’encontre des fonctionnaires en général et des hospitaliers en particulier.